RDC : Face à l’horreur dans l’Est, Aimé Boji sonne l’heure de la justice internationale.

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a plaidé, mardi 4 août 2026, pour la création d’un tribunal international chargé de poursuivre les auteurs présumés des crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo. À travers cette initiative, il estime qu’il est désormais impératif de rendre justice aux victimes de plusieurs décennies de violences et de rompre définitivement avec le cycle de l’impunité.
Dans un message publié sur son compte X, le président de la Chambre basse du Parlement a dressé un constat alarmant de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans les provinces orientales de la RDC, théâtre de conflits armés récurrents depuis près de trente ans. « Trente ans après le génocide rwandais, la RDC porte encore les stigmates d’une tragédie qui n’a que trop duré : 10 millions de morts, massacres, viols, déplacements et pillage. Une génération n’a connu que la guerre. Il est temps de rendre justice. Un Tribunal international s’impose », a déclaré Aimé Boji.
Par cette prise de position, le président de l’Assemblée nationale replace au centre du débat la question de la justice internationale face aux crimes les plus graves perpétrés dans l’Est du pays. Son appel intervient alors que les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences attribuées à plusieurs groupes armés, tandis que les efforts diplomatiques en faveur d’un retour durable à la paix se poursuivent.
Selon cette proposition, la création d’un tribunal international offrirait un cadre judiciaire compétent pour enquêter et juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ainsi que d’autres violations graves du droit international humanitaire commises au cours des différents conflits ayant frappé l’Est de la République démocratique du Congo. À travers cet appel, Aimé Boji réaffirme que la quête de justice constitue une condition essentielle pour restaurer durablement la paix, préserver la mémoire des victimes et renforcer la lutte contre l’impunité dans cette région meurtrie par des décennies de violences.
La rédaction



